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  • Photo du rédacteurArnaud MAUDUIT

Introduction au Web 3.0

Metavers, Bitcoin, NFT, Blockchain… Ces mots sont très à la mode ces derniers temps, mais est-ce que vous savez vraiment de quoi il s’agit ? Si ce n’est pas le cas, alors je vous propose une petite introduction au monde du Web 3.0 !

Commençons par le commencement…


Pourquoi 3.0 ?


Si on l’appelle « Web 3.0 », cela implique l’existence d’un web 1.0 et d’un 2.0. Définissons-les afin d’en comprendre un peu mieux l’évolution.


Le web 1.0 est la première version du web, internet est encore à ses débuts, les sites sont essentiellement faits pour être consultés et proposent très peu d’interaction. Le contenu est majoritairement publié par des professionnels.


Le web 2.0 quant à lui, est un web essentiellement participatif dont le contenu va être publié par les internautes et non plus uniquement par des pro. C’est l’émergence des réseaux sociaux, l’explosion des sites de e-commerce. Le problème de ce modèle, c’est que nous (les utilisateurs) perdons le contrôle de nos données. Elles ne nous appartiennent plus et sont stockées sur les serveurs des GAFAM. On dit que les données sont centralisées (concentrées dans les serveurs d’une société).


C’est dans ce contexte que le web 3.0 va faire ses premiers pas. Cette nouvelle version du web se veut « décentralisé ». L’objectif est de se passer d’intermédiaire et de redonner le contrôle de ses données à l’utilisateur. Comment va-t-on s’y prendre vous demandez-vous ? Et bien on va passer par un nouveau système de stockage…


La blockchain

C’est une toute nouvelle façon de stocker la donner. Sur un modèle web 2.0, les données sont stockées sur un ou plusieurs serveurs de base de données gérées par une société (ex : votre compte Facebook et vos posts sont stockés sur les serveurs de Facebook et consultés par les autres utilisateurs). Et bien avec la blockchain, plus d’intermédiaire, plus de stockage de vos données par un tiers. C’est dorénavant l’ensemble des utilisateurs qui vont héberger la base de données. Voici à quoi ressemble une blockchain :





Grossièrement, c’est une base de données répliquée sur chaque machine qui se connecte à la blockchain. Sur le schéma ci-dessus, chaque PC a installé au préalable un client blockchain (petit logiciel permettant la connexion à une blockchain). Ce client va télécharger la blockchain à l’instant T et la stocker sur votre disque dur. A partir de ce moment précis, vous faites partie de la blockchain. Vous êtes interconnectés aux autres utilisateurs qui héberge eux aussi la blockchain.


Mais alors, qu’est ce qui m’empêche de modifier la blockchain depuis mon poste et d’en faire ce que je veux ? Et bien c’est très simple, les transactions sur la blockchain ne sont validées que si elles sont approuvées par au moins 51% du réseau. Vos modifications en local n’ont donc aucune chance d’altérer la blockchain. Illustrons un peu le propos :





La blockchain est donc le cœur du web 3.0, c’est ce principe qui va permettre la décentralisation et qui va amener toutes les innovations suivantes :

· Cryptomonnaie

· NFT (Non Fungible Token)

· Dapps


Vous noterez d’ailleurs que je n’ai pas cité le Metavers et il y a bien une raison, nous y reviendrons un peu plus tard. Commençons déjà par une brève description de chaque innovation.


Cryptomonnaie


Une cryptomonnaie est une monnaie numérique basée sur la cryptographie qui utilise des techniques de sécurité pour garantir la validité des transactions et la création de nouvelles unités de monnaie que l’on appellera « jeton cryptographique ». Il existe deux grands consensus utilisés par les cryptomonnaies, le « proof of work » et le « proof of stake »


Le concept de "proof of work" (preuve de travail) est une méthode utilisée par le Bitcoin pour valider les transactions et ajouter de nouveaux blocs à la blockchain. Les mineurs doivent résoudre des problèmes mathématiques complexes pour prouver leur travail et gagner une récompense en jetons de cryptomonnaie. Cette méthode est énergivore et nécessite des ressources informatiques importantes.


Dans un système "proof of stake", les validateurs sont des nœuds du réseau qui sont chargés de valider les transactions et d'ajouter des blocs à la chaîne de blocs. Pour devenir un validateur, un utilisateur doit déposer une certaine quantité de jetons de la cryptomonnaie en question, appelée "enjeu". Ce dépôt permet de garantir la bonne foi du validateur, car si le validateur agit de manière malveillante, il risque de perdre son enjeu.


Une fois qu'un validateur a déposé son enjeu, il est éligible pour participer à la validation des transactions et à la création de nouveaux blocs. Les validateurs sont choisis de manière aléatoire pour valider les transactions et ajouter des blocs à la chaîne de blocs. Les validateurs sélectionnés sont récompensés en jetons de la cryptomonnaie en question.


Le proof of stake a l'avantage d'être beaucoup moins énergivore que la méthode "proof of work", car il ne nécessite pas l'utilisation de puissance de calcul importante pour résoudre des problèmes mathématiques complexes. Cependant, le proof of stake nécessite un investissement initial important en jetons de la cryptomonnaie en question pour devenir un validateur, ce qui peut être un obstacle pour certains utilisateurs.


NFT (Non Fungible Token)


Les NFT, ou Non-Fungible Tokens en anglais, sont des jetons uniques et indivisibles qui utilisent la technologie blockchain pour représenter la propriété numérique d'actifs tels que des images, des vidéos, des musiques ou même des tweets. Chaque NFT est unique et contient des informations vérifiables qui prouvent sa propriété et son authenticité, ce qui en fait un outil populaire pour les collectionneurs et les artistes cherchant à vendre des œuvres numériques.


DApps (Decentralized Applications)


Les DApps, ou Decentralized Applications en anglais, sont des applications logicielles qui s'exécutent sur un réseau décentralisé comme la blockchain. Contrairement aux applications traditionnelles qui s'exécutent sur des serveurs centralisés contrôlés par une entreprise ou une organisation, les DApps sont distribuées et fonctionnent de manière autonome sans l'intervention d'un tiers de confiance. Les DApps utilisent généralement des jetons cryptographiques pour récompenser les utilisateurs et assurer la sécurité et la transparence des transactions.


Maintenant que l’on connait la blockchain et que l’on a vu les innovations qui en découlent, revenons à notre fameux…


Metavers


Il est particulièrement mis en avant par Facebook (devenu Meta). Pourquoi est-ce qu’il ne fait pas parti des innovations de la blockchain ? Et bien tout simplement parce qu’il ne se base pas sur un système de blockchain pour stocker ses données. Il permet une « matérialisation » de vos biens acquis dans les différentes blockchains existantes et une éventuelle « interaction ». Si vous achetez une œuvre d’art au format NFT, vous pourriez l’accrocher à un mur dans votre appartement dans le metavers. Ce dernier fait donc partie du web 3.0, car il y participe à sa manière, mais ne peut être considéré comme appartenant à une blockchain puisque ses données sont centralisées sur les serveurs de Meta. On est plus proche d’un MMORPG (si si, vous savez ce que c’est, World Of Warcraft ou WOW pour les intimes) intégrant des interactions avec les blockchains que d’une réelle innovation 3.0.


Par ailleurs, nous pourrions nous demander, comment est-ce que ces interactions entre blockchains sont-elles possibles ? Comment est-ce que le Metavers est capable de savoir quels sont mes bien acquis dans une blockchain ?



Wallet 3.0


Ou portefeuille 3.0 en français, est comme son nom l’indique, ni plus ni moins qu’un portemonnaie numérique sur lequel vous allez pouvoir stocker vos biens numériques acquis dans le web3.0, à savoir essentiellement des cryptomonnaies et des NFT. Grâce à ce nouveau portemonnaie, vous allez pouvoir passer d’un metavers à un autre sans repartir depuis 0, vous conserverez vos biens.


Avec tout ça, vous voilà déjà un peu moins perdu dans ce nouvel univers 😉

Et pour conclure cette initiation au monde du web 3.0, je vous propose un petit « Ce qu’il faut retenir » :


1. Le web 3.0 est principalement un web décentralisé (anti GAFAM)


2. La blockchain est le cœur même du web 3.0

3. Les innovations sont principalement des améliorations d’éléments déjà existant à la sauce 3.0 (crypto-monnaie, NFT, DApps et jeux vidéo)


4. Votre wallet 3.0 sera votre inventaire dans cette aventure



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